mercredi 24 juin 2009

Accès à l'eau : la dramatique situation du Nigéria

Au Nigéria, le rapport publié par le Programme commun OMS/Unicef de surveillance de l'eau et de l'assainissement (JMP) indique, que « 53% des ménages n’ont pas accès à de l’eau potable. »

Le rapport souligne que la « proportion de la population utilisant l’eau des sources confirmées a diminué de 3% entre 1990 et 2006. Ainsi en 1990 50% de la population avait accès à l’eau de qualité et en 2006 seulement 47%. » En ce qui concerne l’hygiène, le rapport indique que ce secteur « s’améliore modestement » le Nigeria faisant toujours partie des 25 pays les moins desservis par les systèmes sanitaires. Selon le rapport, le pays « est loin d’atteindre les Objectifs du millénaire », qui prévoient en 2015 l’accès à l’eau potable à la hauteur de 75% et aux sanitaires de base à la hauteur de 63%. Le tout dans un contexte politique à la dérive, le nouveau président Obasanjo ayant toutes les difficultés à sortir l'économie du pays du chaos.



mardi 23 juin 2009

Bilan de la Journée mondiale de l'environnement


Le 5 juin a été célébrée la Journée mondiale de l’environnement, lancée par l’Assemblée générale des Nations Unies afin de promouvoir l’action politique dans le domaine de l’environnement et pour la protection des ressources naturelles, telles que l’eau.

Cette année, le changement climatique se trouvait au cœur des initiatives prévues dans le cadre de cet événement. Le thème reflète l’urgence pour les nations de s’entendre sur un nouvel accord à la réunion prochaine de Copenhague sur la convention sur les changements climatiques.

Felipe Calderon, Président du Mexique, a rappelé à cette occasion « que la célébration de la Journée mondiale de l’environnement renforce la détermination du Mexique à protéger les ressources naturelles et à relever le défi le plus important auquel est confronté le 21ème siècle, à savoir le changement climatique ».

Le premier ministre cambodgien Hun Sen a observé, quant à lui, la nécessité de « protéger les ressources en eau, de les utiliser correctement et de réduire leur pollution » afin de garantir la croissance économique et la santé de la société.

En Algérie, Mostefa Kara, président de l’Agence nationale des changements climatiques (ANCC) a déclaré que « 80% des eaux de barrage s’évaporent et ce pourcentage pourrait augmenter en raison du réchauffement climatique. » Selon lui, « l’évaporation des eaux due au réchauffement climatique engendrera inévitablement la sécheresse et risque de poser un problème de sécurité alimentaire. »

C’est également à cette occasion que le nouveau film de Yann Arthus-Bertrand, « Home », a été diffusé et projeté en avant-première dans 70 pays du monde. Ce documentaire a pour but de sensibiliser le plus grand nombre aux menaces écologiques. Plusieurs thèmes y sont abordés et filmés vus du ciel : sécheresse, urbanisation galopante, pénuries d’eau, pollution, course à l’or noir et aux énergies fossiles dont la combustion est responsable du changement climatique. Il a rassemblé devant le petit écran plus de 8 millions de téléspectateurs en France, et n'est certainement pas étranger au succès électoral de la liste Europe-Ecologie aux élections européennes du 7 juin !

De l'interdépendance des OMD

Cette video montre combien l'émancipation des femmes de Dar-es-Salam, Tanzanie, est affectée par les problématiques d'accès à l'eau.


Gender and Water Access from Globalis on Vimeo.

lundi 22 juin 2009

Un rapport du PPIAF souligne la performance du secteur privé dans l'eau et l'électricité

Le bulletin de renseignement sur les infrastructures public-privé (PPIAF) vient de publier le rapport « Est-ce que la participation du secteur privé améliore la performance dans la distribution de l’eau et de l’électricité ? » - « Does Private Sector Participation Improve Performance in Electricity and Water Distribution ? », réalisé en collaboration avec la Banque Mondiale.-

Utilisant un ensemble de données de plus de 1.200 utilities dans 71 économies en développement et en transition, cette étude constate que « les services sous forme privée surpassent d'une façon convaincante ceux gérés par l'Etat au niveau l'exécution de la productivité de travail. » Selon le PPIAF, « ce rapport pourrait être utile pour les personnes impliquées dans la réforme de ces secteurs et la prestation de service d'infrastructure, en particulier dans les pays en voie de développement. »


mercredi 17 juin 2009

L'Education pour tous ne sera pas atteinte en Afrique subsaharienne


Le rapport mondial de suivi sur l'éducation pour tous (EPT) 2009 est fin prêt. Il a été rendu public début juin à Dakar, en marge de l'ouverture du forum national sur les innovations éducatives. L'essentiel de ce salon sur l'éducation qui réunit les acteurs du secteur, l'Etat, le privé, les Ong et les collectivités locales autour du thème central : ‘Les approches alternatives, quelle contribution pour l'éducation de qualité pour tous ?’, est de réussir le pari de l'Ept d'ici l'échéance 2015. Mais, il faudra, pour ce faire, redoubler d’efforts. Selon Yao Ydo de l'Unesco-Breda dans sa présentation du présent rapport, l'Afrique subsaharienne n'atteindra pas les objectifs fixés en 2000 à Dakar par la communauté internationale au sujet de l'Ept, pour plusieurs raisons. Les progrès accomplis en ce sens sont compromis par l'inaction des gouvernements face aux inégalités persistantes fondées sur le revenu, le sexe, le lieu de résidence, l'appartenance ethnique, la langue, le handicap et autres. Selon le rapport mondial de suivi sur l'Ept, si elle poursuit la même trajectoire, l'Afrique subsaharienne n'atteindra pas les objectifs de Dakar. Et à moins que les gouvernements n'agissent pour réduire les disparités par des réformes effectives, la promesse de l'Ept ne sera pas tenue. En effet, en 2000 à Dakar, la communauté internationale s'était fixé au moins six objectifs qu'il fallait atteindre avant 2015 pour prétendre à une Education pour tous (Ept) dans le monde. Il s'agit, entre autres, de la protection et de l'éducation de la petite enfance, de l'enseignement primaire universel, de répondre aux besoins d'apprentissage tout au long de la vie des jeunes et des adultes, de l'alphabétisation des adultes, du genre, et enfin de la qualité.

Face aux nombreux manquements qui se présentent comme des défis pour l'Afrique subsaharienne, des recommandations ont été proposées pour l'atteinte des objectifs de l'Ept d'ici à 2015. C'est ainsi qu'au plan de la protection et de l'éducation de la petite enfance, l'idée d’en faire la priorité dans la planification pour tous les enfants, en prévoyant des incitations pour inclure les enfants vulnérables et défavorisés, a été émise. Mais, aussi, de renforcer les engagements généraux de lutte contre la pauvreté, en combattant la malnutrition des enfants et en améliorant les systèmes de santé publique, à l'aide de programmes novateurs de protection sociale qui ciblent les ménages pauvres et de versement en espèces aux mêmes ménages afin d'accélérer les progrès vers la réalisation de l'enseignement primaire universel (Epu). Là-dessus, d'ailleurs, l'Unesco préconise, en plus d'encourager l'équité en faveur des filles, des groupes défavorisés et des régions désavantagées en enseignants, de fixer des objectifs à long terme ambitieux. Lesquels doivent être appuyés par une planification réaliste et des crédits budgétaires à moyen et long termes suffisants pour garantir des progrès en matière d'accès, de participation et d'achèvement du cycle primaire.

Plus de 27 millions d'enseignants travaillent dans les écoles primaires du monde, dont 80 % dans les pays en développement. Le corps enseignant total du primaire a augmenté de 5 % entre 1999 et 2006. Il n'empêche qu'une pénurie d'enseignants demeurera à l'ordre du jour dans les sept prochaines années. Rien qu'en Afrique subsaharienne, il faudra créer 1,6 million de nouveaux postes d'enseignants et recruter autant d'enseignants d'ici à 2015 pour réaliser l'Epu, ce chiffre se montant à 3,8 millions si l'on tient compte des départs à la retraite, des démissions et des pertes (dues au Vih/sida, par exemple).

Toutefois, l'envers de la situation, selon l'Unesco, est que ces enseignants constituent parfois un frein à la promotion du genre dans l'éducation. Le rapport fait constater qu'une fois que les filles sont scolarisées, leurs progrès sont souvent entravés par les attitudes des enseignants. S'y ajoute que les parti-pris des manuels renforcent les stéréotypes sexistes. Ces facteurs scolaires interagissent avec les facteurs sociaux et économiques plus généraux qui influencent les performances scolaires selon le sexe, d'après le même rapport.

La pauvreté et les autres formes de désavantage social amplifient les disparités entre les sexes. Au Mali, signale le rapport, les filles des ménages pauvres ont 4 fois moins de chances de fréquenter l'école primaire que celles des ménages riches. De la même manière, elles ont 8 fois moins de chances d'être scolarisées dans le secondaire.

Selon le rapport mondial de suivi sur l'Ept, l'éducation et la protection de la petite enfance restent négligées en Afrique subsaharienne. Il révèle des lenteurs dans les stratégies de lutte contre la malnutrition et la mauvaise santé des enfants en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud qui compromettent les progrès vers l'enseignement primaire universel (Epu). A ce niveau, la même source retient que les cibles de développement fixées dans les objectifs du millénaire pour le développement relatives à la mortalité infantile et la nutrition des enfants seront loin d'être atteintes, si les tendance actuelles persistent. Le rapport souligne par ailleurs des disparités mondiales majeures qui subsistent entre les enfants les plus riches et les plus pauvres. C'est ainsi qu'en 2006, les taux bruts de scolarisation (Tbs) dans l'enseignement pré-primaire étaient en moyenne de 79 % dans les pays développés et de 36 % dans les pays en développement, tombant à 14 % en Afrique subsaharienne.

Malgré les insuffisances relevées dans le rapport mondial de suivi sur l'Ept 2009, il reste que l'Afrique subsaharienne est parvenue à porter son taux net moyen de scolarisation (Tns) de 54 à 70 % entre 1999 et 2006, soit une progression annuelle six fois plus forte que durant la décennie qui a précédé Dakar, en 2000. Seulement, à ce niveau, les prévisions du rapport laissent sceptiques plus d'un. En 2006, quelque 75 millions d'enfants, dont 55 % de filles, n'étaient pas scolarisés, dont près de la moitié en Afrique subsaharienne. Sur la base des tendances actuelles, souligne le rapport, des millions d'enfants ne seront toujours pas scolarisés en 2015.

Selon la même source, les projections établies pour 134 pays comptant environ les deux tiers des enfants non scolarisés en 2006, semblent indiquer que rien que dans ces pays, environ 29 millions d'enfants ne seront pas scolarisés en 2015. Alors que les enfants de 20 % des ménages les plus riches sont déjà tous scolarisés dans le primaire dans la plupart des pays, ceux de 20 % des ménages les plus pauvres ont encore beaucoup de chemin à faire. S'y ajoute qu’en 2006, malgré les efforts consentis dans ce domaine en Afrique subsaharienne, 75 % des enfants en âge de fréquenter l'école secondaire ne sont pas parvenus à ce niveau.

Conférence de Paris sur les financements innovants du développement

A l’invitation de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, et sous le Haut patronage du président de la République, le Groupe pilote sur les contributions de solidarité pour le développement, s’est réuni à Paris les 28 et 29 mai. Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi a participé à ces travaux et a présidé le déjeuner ministériel du 29 mai.

Les 58 pays membres ou observateurs du Groupe pilote étaient présents, avec la directrice générale de l’OMS, le directeur général de l’OAA/FAO, le conseiller spécial du secrétaire général des Nations Unies pour les Financements innovants, le président du Fonds Mondial SIDA, le président d’ONUSIDA et le secrétaire général de l’OCDE. La Banque Mondiale, plusieurs ONG, fondations et entreprises étaient également représentées. La France préside le Groupe pilote jusqu’en septembre prochain et passera à cette date cette responsabilité au Chili. Le Japon et la Commission européenne sont, lors de la réunion de Paris, devenus membres à part entière du Groupe pilote et la Roumanie y a adhéré comme observateur.

Plusieurs pays ont par ailleurs entamé les procédures conduisant à la mise en œuvre de mécanismes innovants : l’Australie en coopération avec le Fonds mondial (mécanisme de remise de dette en contrepartie de la mise en place de financements des systèmes de santé « Debt2Health »), le Maroc (contribution de solidarité sur les billets d’avion) et le Japon, qui a marqué son intérêt pour les mécanismes faisant appel à des contributions individuelles.

Dans l’esprit du changement d’échelle souhaité par la communauté internationale lors de la Conférence internationale sur le financement du développement, tenue à Doha en novembre dernier et sur la base des travaux de ces deux journées, la présidence de la réunion a présenté les conclusions suivantes, reprises dans la déclaration finale :

1. Il est créé un groupe de travail chargé d’évaluer la faisabilité technique et juridique d’une taxe sur les transactions de change et de contributions volontaires reposant sur les transactions financières internationales, et d’examiner toutes les options à ce sujet. Il s’agit de la proposition évoquée par Bernard Kouchner dans son discours d’ouverture.

2. Chaque pays membre est encouragé à adopter un mécanisme de financement innovant d’ici un an et à rendre compte des progrès accomplis lors de la prochaine réunion plénière.

3. Les pays qui se sont engagés à mettre en œuvre la taxe sur les billets d’avion sont invités à entamer les processus législatifs et réglementaires, si possible avant un an.

4. Les pays n’ayant pas mis en œuvre la contribution de solidarité sur les billets d’avion sont invités à étudier les opportunités qu’offre le projet de contributions volontaires de solidarité de la Fondation du Millénaire pour les financements innovants dans le secteur de la santé. Ce projet devrait être lancé officiellement en septembre 2009 et devenir pleinement opérationnel début 2010.

5. Les pays membres sont invités à envisager, le cas échéant, d’utiliser pour le développement une partie des revenus des enchères sur les crédits d’émission de CO2.

6. En lien avec les travaux initiés par le groupe de travail coordonné par la Norvège, le Groupe pilote et le laboratoire d’idées américain « Global Financial Integrity », il sera proposé, d’ici la prochaine session plénière, une série de recommandations spécifiques sur les actions qui pourraient être menées par les membres du Groupe pilote (par exemple réduction du coût abusif des transferts, comptes rendus pays par pays, confirmation des bénéficiaires effectifs, échange automatique d’informations fiscales, harmonisation des infractions pour le blanchiment d’argent).

7. Les pays membres sont invités à réduire de manière significative et quantifiable le coût des transferts des migrants et à améliorer leur effet sur le développement des pays bénéficiaires, y compris au travers d’institutions de microcrédit.

8. Les pays membres sont invités à utiliser pleinement les instruments innovants dans le domaine de l’atténuation des risques, des systèmes incitatifs ou des mécanismes contracycliques. L’Agence française de Développement, la Banque mondiale et la Fondation Gates organiseront une conférence à Paris en mars 2010 (Le marché des financements innovants).

9. Les présidences du Groupe Pilote et du Groupe de travail de haut niveau sur les financements innovants en matière de santé ont constaté avec satisfaction leurs objectifs convergents dans le domaine de la santé et ont pris note des bénéfices à travailler ensemble.

10. La possibilité d’affecter au secteur de l’éducation des moyens nouveaux issus de partenariats public - privé à l’occasion de grandes manifestations, comme celles qui sont organisées par la FIFA, devrait être examinée.

11. Le Groupe pilote s’appellera désormais « Groupe pilote sur les financements innovants pour le développement » et son secrétariat sera renforcé, avec la participation de partenaires volontaires, afin de tenir compte du développement de ses activités.

Lire le discours d’ouverture de Bernard Kouchner sur les financements innovants : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/actions-france_830/aide-au-developpement_1060/financements-innovants-du-developpement_14483/conference-sur-les-financements-innovants-discours-ouverture-bernard-kouchner-28-mai-2009_73262.html

mardi 16 juin 2009

Formation des responsables congolais aux Objectifs du Millénaire

Très centrée sur les questions sanitaires, cette formation, entamée en juin et appelée à être reproduite dans plusieurs provinces, a pour but de sensibiliser les responsables locaux aux mesures à mettre en œuvre pour combler une partie du retard pris sur la réalisation des OMD.

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http://www.wikio.fr