Human Rights Watch (HRW) publie un communiqué selon lequel la Congo Advocacy Coalition « appelle les signataires de l'accord de paix de Goma, les bailleurs de fonds internationaux, ainsi que les facilitateurs internationaux des États-Unis, de l'Union européenne, de l'Union Africaine et des Nations unies qui ont contribué à la conclusion de l'accord, à redoubler d'efforts afin de mettre en place l'accord de Goma et d'assurer que les Principes directeurs de l'ONU relatifs au déplacement de personnes à l'intérieur de leur propre pays soient respectés dans l'une des situations d'urgence humanitaire les plus graves du monde ». Au Congo, les conflits provoquent de nombreux déplacements de personnes, à l’est du pays notamment. La coalition demande dans ce cadre de :
- faire appliquer les engagements relatifs à la protection des civils et au respect des droits humains énoncés dans l'accord de paix de Goma et le communiqué de Nairobi ;
- accroître et améliorer de toute urgence et de manière significative l'assistance destinée aux personnes déplacées ainsi qu'aux familles et communautés qui les accueillent ;
- punir ceux qui incitent à la violence contre les travailleurs humanitaires et le personnel de l'ONU.
- Informer la population au sujet des rôles et des mandats différents de la MONUC et des agences humanitaires ;
- Veiller à ce que le mandat de protection de la MONUC soit considéré comme une priorité pendant l'allocation des ressources et la gestion des opérations ;
- Veiller à ce que les sujets de l'exploitation illégale des ressources naturelles et des intérêts économiques des parties au conflit soient abordés explicitement dans les dialogues bilatéraux et internationaux.
vendredi 10 octobre 2008
La Congo Advocacy Coalition mobilisée pour les droits de l’homme
mercredi 8 octobre 2008
Biodiversité et accès à l'eau menacés en Amazonie

WWF-France constate « la présence de plusieurs chantiers actifs d’orpaillage clandestins (photo ci-contre) fortement impactants pour l’environnement au sein même du Parc Amazonien de Guyane » et « demande au Gouvernement de rendre public un calendrier de mise en place d’actions concrètes visant à rétablir l’Etat de droit sur le territoire du Parc Amazonien de Guyane et sur les zones de vie des populations concernées ». WWF-France justifie sa requête par l’atteinte à la biodiversité, la dégradation de l’état des rivières, la disparition du gibier, entravant d’une part l’alimentation de l’homme et empêchant son accès à l’eau, qui est utilisée par les chantiers sous haute pression et projetée pour décaper les sols. Les boues résiduelles après leur traitement pour récupérer l’or sont déversées sans précaution (absence de bassin de décantation) directement dans les rivières ;
De plus, la chasse pratiquée par les orpailleurs clandestins réduit considérablement les ressources en gibier, et créé un climat d’insécurité restreignant les sorties de chasse des habitants.
dimanche 5 octobre 2008
Après les ouragans aux Gonaïves...
Action contre la faim (ACF) se mobilise aux Gonaïves, commune située à l’ouest d’Haïti, suite au passage de trois ouragans sur l’île, afin de mettre en place des programmes de distribution d’eau potable. 250 000 personnes auraient besoin d’assistance dans un contexte marquée par une désorganisation générale : « les humanitaires font face à un véritable casse-tête logistique ».
Il faut savoir également qu’ACF intervient « dans le nord ouest du pays », notamment à Port de Paix, « sur des projets d’eau, d’assainissement ». Ces programmes d’urgence reposent sur un « plan de contingence » basé sur le stockage de matériel essentiel en matière d’eau et d’assainissement : « motopompes, réservoirs souples, rampes de robinets, stations de traitement, etc. ».
L'efficacité de l’aide au coeur de la campagne Publish what you fund
Le 1er septembre ont été lancées la campagne Publish what you fund (PWYF) et l’International Aid Transparency Initiative (IATI), lors du forum d’Accra sur l’efficacité de l’aide au Ghana pour encourager les bailleurs à diffuser des informations accessibles sur l’affection de leurs fonds. Il a été souligné lors du forum que « le temps pressait pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) qui prévoient de réduire de moitié la pauvreté mondiale d'ici à 2015 ».
Des organismes de défense de la liberté d’information (Access Info et Tiri) ainsi que des ONG telles que Data/ONE, le UK Aid Network et Actionaid encouragent les bailleurs à communiquer « dans les meilleurs délais, des informations sur les subventions accordées ».
Le Département public britannique pour le développement international (DFID) et 13 autres bailleurs, dont la Banque mondiale et la Commission européenne, ont lancé l’International Aid Transparency Initiative (IATI) [Initiative internationale pour la transparence de l’aide] « en vue de créer, d’ici à la fin de l’année 2009, un système qui permettra aux bailleurs de publier leurs dépenses ».
samedi 4 octobre 2008
Université d'été de l’Institut international de planification de l'éducation
Appels d’offres truqués, détournements de fonds, droits d’inscription illégaux, fraude académique – les témoignages sur la corruption dans l’enseignement sont légion. Des études récentes indiquent que la déperdition de fonds entre les ministères de l’éducation et les établissements scolaires peut atteindre 80% de la totalité des sommes allouées (dépenses non salariales) dans certains pays en développement. Les pots-de-vin et les dessous-de-table dans le recrutement des professeurs tendent à faire baisser la qualité des enseignants ; les frais d’entrée illicites dans les établissements scolaires et autres coûts cachés contribuent à faire diminuer le nombre des inscriptions et à augmenter les taux d’échec scolaire.
Du 22 septembre au 3 octobre 2008 a eu lieu l’université d’été de l’Institut international de planification de l'éducation de l’UNESCO, consacrée à ce thème de la « transparence, responsabilité et mesures d’anti-corruption dans le domaine de l’éducation ». L’évènement était organisé par l’institut international de planification de l'éducation de l’UNESCO,l’organisation de solidarité internationale (OSI),l’organisation de coopération et de développement économique (OCDE), et Transparency International.
vendredi 3 octobre 2008
Les droits de l'homme contre le changement climatique ?
Le 9 septembre, Oxfam a remis au bureau du Haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l’homme un rapport intitulé Les injustices climatiques et les Droits de l’homme, portant sur les rapports entre droits de l’homme internationaux et changements climatiques.
Le document invite les pays riches « à baser leurs politiques en matière de changement climatique sur les principes existants des droits de l’homme » et à « cesser d’invoquer des prétextes économiques pour se dérober à leurs responsabilités ». D’abord traité comme un « problème scientifique puis économique », l’auteur du rapport Kate Raworth estime que les changements climatiques sont aujourd’hui une question de justice internationale.
Le rapport indique que les juristes devraient « faire pression en faveur de la reconnaissance par les tribunaux internationaux du préjudice futur et de la responsabilité commune des dommages-intérêts liés au changement climatique ». Il est souligné que les ressources financières et technologiques attribuées par les pays riches aux pays pauvres, sont « insuffisants » pour que ces derniers réalisent leur « transition vers des systèmes faibles en carbone » et « leur droit au développement ». Les investissements nécessaires s’élèveraient à 176 milliards de dollars d’ici 2030.
jeudi 2 octobre 2008
Une ONG nigériane distinguée pour son action en matière de santé publique
L’ONG ONE, organisation internationale de plaidoyer investie dans la lutte contre la pauvreté extrême dans le monde, en Afrique particulièrement, a remis le premier One Africa Award à l’ONG nigériane Development Communications Network (Devcoms), « pour ses efforts de formation et de sensibilisation des professionnels de la presse afin qu'ils placent les problèmes de santé publique des femmes et des enfants au centre du discours national ». Quatre autres organisations étaient finalistes du prix : Kyakulumbye Development Foundation (KDF) (Ouganda) ; Social Entreprise Development Foundation (SEND) (Ghana) ; Fortify West Africa Project and Friends et du Fonds mondial pour l’Afrique. La création de ce prix s’inscrit comme un moyen de récompenser « les contributions remarquables des Africains à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ».


