vendredi 29 octobre 2010

CRÉER DES EMPLOIS EN AMÉLIORANT LES CONDITIONS DE TRAVAIL ET EN RENFORÇANT LA PROTECTION SOCIALE, SEUL MOYEN POUR BAN KI-MOON DE COMBLER LE FOSSÉ ENTR

On trouvera ci-après, le message du Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, le 17 octobre:
Cette année, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, l’accent est mis sur le travail décent, les emplois dignes de ce nom et les petits métiers qui sont source de revenus.
Créer des emplois décents et productifs est le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté et de favoriser l’autosuffisance.
Or, aujourd’hui, dans le monde, plus de la moitié de ceux qui travaillent occupent des emplois précaires. Leurs conditions d’emploi ne sont pas formellement établies et ils ne bénéficient pas de la sécurité sociale; souvent, ils gagnent trop peu pour subvenir aux besoins de leur famille, et à fortiori pour trouver les moyens d’améliorer leur situation économique. La crise économique mondiale a plongé environ 64 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté et le nombre de chômeurs a augmenté de 30 millions par rapport à 2007.
Comment combler le fossé qui sépare pauvreté et travail décent? En investissant dans des politiques économiques et sociales qui favorisent la création d’emplois; en prônant des conditions de travail décentes et en renforçant les systèmes de protection sociale. L’accès à l’enseignement, aux soins de santé et à la formation professionnelle est également essentiel.
Nous devons nous concentrer tout particulièrement sur l’emploi des jeunes. Les jeunes ont trois fois plus de chance d’être sans emploi que les adultes. L’an dernier, le nombre de jeunes chômeurs a atteint le chiffre record de 81 millions. Donner à ces jeunes un travail décent est un des meilleurs moyens de leur faire entrevoir un avenir empreint d’espoir.
Au Sommet mondial sur les Objectifs du Millénaire pour le développement qui s’est tenu le mois dernier à New York, les dirigeants du monde entier sont convenus d’un programme d’action visant à intensifier la lutte contre la pauvreté. Malgré les progrès encourageants accomplis dans bien des régions du monde, des centaines de millions de personnes continuent de vivre dans des conditions affligeantes, privées des services les plus élémentaires. Pour faire changer les choses –pour vaincre la pauvreté, raffermir l’économie et édifier des sociétés pacifiques et stables– il est impératif de surmonter la crise de l’emploi qui sévit à l’échelle mondiale.
L’incertitude économique et l’austérité budgétaire généralisées ne devraient pas être prétexte à faire moins. Au contraire, ce sont des raisons de faire plus.
En cette Journée internationale de l’élimination de la pauvreté, écoutons les pauvres et cherchons les moyens de faire en sorte que davantage de personnes puissent travailler, et travailler dans de bonnes conditions.
Attachons-nous à ce que, partout dans le monde, chacun puisse avoir un travail décent.

Source ONU

mercredi 27 octobre 2010

LES OBJECTIFS DU MILLÉNAIRE POUR LE DÉVÉLOPPEMENT NE POURRONT ÊTRE ATTEINTS SANS LUTTER CONTRE LE FLÉAU DES ARMES CLASSIQUES

Les Objectifs du Millénaire pour le développement ne pourront être atteints par de nombreux pays africains si les dangers que représentent les armes classiques ne sont pas pris en compte, ont indiqué en octobre plusieurs délégations au cours du débat général de la Première Commission, chargée des questions de désarmement et de sécurité internationale.
Rappelant que la corne de l’Afrique était l’une des régions du monde les plus touchées par ce fléau, différents intervenants ont demandé à la communauté internationale de poursuivre la mise en œuvre du Programme d’action de 2001 sur le commerce illicite des armes légères et de petit calibre (ALPC) et souhaité parvenir à l’adoption d’un instrument contraignant en la matière. Pour la Chine, les négociations concernant un traité sur le commerce des armes doivent procéder étape par étape, de manière consensuelle, ne pas être utilisées pour s’ingérer dans les affaires internes des États et ne pas perturber leur commerce légitime.
Pour l’Éthiopie, comme pour d’autres pays africains, les ALPC sont de véritables armes de destruction massive, a déclaré son représentant. Ces armes entretiennent les conflits armés et entravent lourdement le développement, a rappelé le représentant du Kenya, estimant à 18 milliards de dollars annuels le coût de cette violence pour le continent. Le représentant de la République-Unie de Tanzanie, se déclarant grandement préoccupé par la dégradation de la situation en Somalie, a pour sa part appuyé tous les efforts de l’ONU en faveur du désarmement de ce pays.
Dans la région des Grands Lacs, affligée par deux décennies de conflits armés, plus de 106 000 armes légères et 672 tonnes de munitions ont déjà été détruites en République démocratique du Congo, a souligné son représentant. Outre les ALPC, les mines antipersonnel tuent également un grand nombre d’innocents sur le continent, a estimé le représentant de la République-Unie de Tanzanie, exhortant la communauté internationale à investir davantage dans des opérations de déminage. L’Éthiopie, qui souffre de la présence de ces engins sur son territoire depuis plusieurs décennies, s’est d’ailleurs félicitée du déminage de près de 7 millions de mètres carrés.
De nombreuses délégations ont également insisté sur la mise en œuvre de la résolution de 1995 sur la création d’une zone exempte d’armements nucléaires au Moyen-Orient, appuyant la conférence sur cette question demandée pour 2012 par les États parties du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Pour la représentante d’Israël, quiconque souhaite imposer à la région des initiatives extérieures, qui ne sont pas le fruit d’un dialogue prudent, patient et complet avec l’ensemble des États concernés de la région et qui ne découlent pas des préoccupations aux besoins de sécurité régionale, n’aidera pas à résoudre les problèmes au Moyen-Orient. Répondant à la déclaration d’Israël, l’Égypte a souligné que cette conférence présentait une occasion sans précédent à la fois pour les États arabes et Israël. À l’instar de plusieurs délégations, le Koweït a exhorté Israël à rejoindre le TNP et à soumettre ses installations aux inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Les intervenants ont encore abordé la revitalisation des travaux de la Conférence du désarmement, la Chine estimant qu’elle est le seul forum viable pour la négociation d’un traité sur l’interdiction de la production de matières fissiles.$

Source AFP

mardi 26 octobre 2010

Des jeunes de plusieurs délégations revendiquent une plus grande participation de la jeunesse dans la prise de décision sur les OMD

Le Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, M. Sha Zukang, a affirmé que la Troisième Commission, qui entamait fin septembre son débat général sur le développement social, était investie d’une « très grande responsabilité » pour aboutir à une « mise en œuvre effective et durable » du Document final de la Réunion plénière de haut niveau de l’Assemblée générale sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), adopté le 22 septembre dernier.
M. Zukang, qui est Directeur du Département des affaires économiques et sociales (DESA), a exhorté la Commission à mettre l’intégration et la cohésion sociales au centre de ses délibérations. Il a estimé que le Document final du Sommet, intitulé « Tenir les promesses: Unis pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement », représentait la « moelle épinière » des travaux de la soixante-cinquième session de la Commission chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles.
Ce « plan d’action » appelle, selon M. Zukang, à la mise en œuvre de « politiques inclusives plaçant les personnes au cœur du développement », ainsi que de politiques de réduction du chômage, de lutte contre la pauvreté et d’élimination des injustices sociales, bref: « des politiques aspirant à une société pour tous ».
Il rejoignait en cela le Président de la Troisième Commission, M. Michel Tommo Monthe (Cameroun), pour qui les questions à l’ordre du jour touchent « aux fondements, aux convictions et aux croyances des diverses nations et communautés du monde entier ».
« Dans la quête et l’aspiration vers le mieux être de chacun, les valeurs réelles sont universelles, surtout en cette époque où les progrès de la science, de la technique et de la technologie ont mondialisé et globalisé nos existences », a ajouté M. Tommo Monthe.
La Commission a entendu les présentations de rapports sur le développement social par le Directeur par intérim de la Division des politiques sociales et du développement au DESA, M. Jean-Pierre Gonnot, et du Directeur de l’Institut de l’UNESCO pour l’apprentissage tout au long de la vie, M. Adama Ouane.
Près de la moitié des 34 États Membres ayant participé au débat général ont donné la parole à des jeunes, lesquels se sont déclarés déçus par la lenteur de la mise en œuvre des plans et programmes d’action adoptés au niveau international dans ce domaine. Ces jeunes délégués ont également revendiqué une meilleure participation dans la prise de décision. Certains ont suggéré une approche intergénérationnelle, surtout dans le domaine de l’emploi.
À l’instar de M. Zukang, qui avait invité à être plus réalistes dans les politiques touchant les personnes âgées, dont le nombre a doublé en 30 ans pour atteindre 759 millions de personnes et s’élèvera jusqu’à deux milliards en 2015, la République de Corée et le Japon, en particulier, ont encouragé à des actions plus concrètes pour reconnaître le rôle de cette tranche de la population dans un monde vieillissant.

Source ONU

lundi 25 octobre 2010

LA STATISTIQUE EST INDISPENSABLE AU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE, Y COMPRIS À NOS EFFORTS DE RÉALISATION DES OMD, DÉCLARE LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL

Message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée mondiale de la statistique, le 20 octobre:
Nous célébrons aujourd’hui pour la première fois la Journée mondiale de la statistique, que l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamée pour faire ressortir l’importance du rôle que joue la statistique dans nos sociétés.
Les statistiques touchent tous les aspects de la vie moderne. Elles sous-tendent de nombreuses décisions des pouvoirs publics, des entreprises et des collectivités. Elles renseignent sur les tendances et les forces qui influent sur notre vie. Réunies au moyen d’enquêtes et de recensements –3 milliards de personnes participeront à des recensements de la population et du logement rien que cette année–, elles ont une incidence sur la planification des écoles, des hôpitaux, du réseau routier, etc.
La statistique est indispensable au développement économique, y compris à nos efforts de réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement. Pour que les activités de développement donnent des résultats, il faut d’abord que des données statistiques sur la pauvreté, l’accès à l’enseignement et l’incidence des maladies soient réunies et analysées. Les statistiques sous-tendent presque tous les aspects des budgets et des programmes qui permettent de nourrir les enfants affamés et d’offrir un abri et des soins d’urgence aux victimes de catastrophes naturelles.
La Commission de statistique de l’ONU, créée en 1947, a arrêté des normes et des directives méthodologiques internationales dans pratiquement tous les domaines de la statistique. Elle a énormément aidé les États à renforcer leurs capacités d’établissement de rapports statistiques, grâce à quoi les données se rapportant aux différents pays et aux différentes régions sont plus nombreuses et plus aisément comparables que jamais.
Je salue le soin que les statisticiens apportent à l’élaboration de leurs rapports et de leurs publications. Ces experts fournissent un service public essentiel, qui concourt au raffermissement de la paix et de la démocratie en mettant à la disposition du citoyen des renseignements fiables et objectifs sur la collectivité à laquelle il appartient. Les valeurs fondamentales qui les guident –dévouement, intégrité et professionnalisme– doivent leur valoir le soutien inconditionnel de toutes les nations.
Toutefois, comme dans bien d’autres domaines, les pays en développement sont souvent désavantagés, manquant de fonds pour les traitements, la formation de personnel et la collecte de données. En cette première Journée mondiale de la statistique, j’engage la communauté internationale à collaborer avec l’ONU pour aider tous les pays à satisfaire leurs besoins en matière de statistique, sachant le rôle crucial que joue cette discipline dans notre mission mondiale de promotion du développement et de la paix.

Source ONU

dimanche 24 octobre 2010

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE: « AVEC UNE VOLONTÉ RENOUVELÉE » LES CHEFS D’ÉTAT ET DE GOUVERNEMENT FONT LE PARI D’ATTEINDRE LES OBJECTIFS DU MILLÉNAIRE POUR LE D

« Nous, chefs d’État et de gouvernement, réunis au Siège de l’Organisation des Nations Unies, à New York, du 20 au 22 septembre 2010, sommes convaincus que les Objectifs du Millénaire peuvent être atteints, y compris dans les pays les plus pauvres, si tous les États Membres et toutes les autres parties prenantes, au niveau des pays comme au niveau international, s’y attèlent avec une volonté renouvelée. »
C’est par ces mots repris dans le Document final intitulé « Tenir les promesses: Unis pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)», que se sont séparés les quelque 200 chefs d’État et de gouvernement, dirigeants d’organisations et d’institutions financières internationales et observateurs qui ont répondu présents à l’invitation du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, de donner un nouvel élan à la réalisation des OMD, pour ces cinq dernières années avant l’échéance de 2015.
Le Document final, décliné en 81 paragraphes couvrant tous les huit OMD, a été adopté au cours d’une ultime séance à laquelle a participé le Président des États-Unis, Barack Obama, et après que le 20 septembre, le Président de la France, Nicolas Sarkozy, eut réitéré l’idée d’une taxe sur les transactions financières.
Dans ce manifeste, les chefs d’État et de gouvernement se félicitent du progrès accompli depuis leur dernière rencontre à New York, en 2005, tout en constatant avec « une vive inquiétude » que ce progrès est très loin d’être suffisant. Ils se disent alors « résolus à promouvoir et à renforcer ensemble, ces prochaines années, le partenariat mondial pour le développement, pilier de notre coopération ».
Le Président Obama a saisi cette occasion pour présenter sa nouvelle vision du développement. Une vision fondée sur quatre piliers, a-t-il précisé, dont le premier consiste à reconnaître que l’aide seule n’est pas le développement car le développement c’est aider les pays à passer de la pauvreté à la prospérité. Il a ensuite cité comme piliers la nécessité de briser le cercle vicieux de la dépendance à l’aide, la promotion de la croissance économique et la responsabilisation des donateurs et des bénéficiaires.
Dans le document final, le chapitre consacré au partenariat mondial pour le développement commence par l’aide publique au développement (APD). Les chefs d’État et de gouvernement s’y engagent à accorder une importance primordiale au respect de tous les engagements, y compris celui par lequel de nombreux pays développés ont résolu de consacrer, à l’horizon 2015, 0,7% de leur PNB à l’APD et d’atteindre en 2010 l’objectif intermédiaire de 0,5%.
Ressortissant d’un pays qui réalisera probablement les OMD « à la date prévue », le Premier Ministre de la Chine, Wen Jiabao, a rappelé que son pays a accordé 10 milliards de dollars de prêts préférentiels aux pays africains, 15 milliards de crédits aux membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) et 50 milliards à l’augmentation du capital du Fonds monétaire international (FMI).
Comme dans leur document final, les chefs d’État et de gouvernement promettent d’étudier la possibilité de recourir à des mécanismes de financement innovants, le Président français, Nicolas Sarkozy, a déclaré, lundi dernier: « Les financements innovants, la taxation des transactions financières, nous pouvons le décider ici. Pourquoi attendre? »
Pour le Président français, si la finance s’est mondialisée, il est tout à fait normal de lui demander de participer à la stabilisation du monde en prélevant sur chaque échange financier une taxation « infime ». Nicolas Sarkozy a promis de se battre pour cette idée, en tant que futur président du G-20 et du G-8.
Le partenariat mondial concernant aussi le commerce, les chefs d’État et de gouvernement déclarent soutenir sans réserve un système commercial multilatéral universel, en jugeant impératif de rejeter le protectionnisme, « en ces temps d’incertitude financière ».
Ils promettent aussi d’honorer l’engagement que les membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ont pris de faire en sorte que d’ici à 2013, toutes les formes de subventions à l’exportation des produits agricoles soient supprimées. Le Premier Ministre de la Chine a rappelé que son pays s’est engagé à réduire à zéro le tarif douanier de 95% des produits provenant des pays les moins avancés (PMA).
Les chefs d’État et de gouvernement réaffirment aussi que les États ont le droit de se prévaloir pleinement des dispositions de l’Accord de l’OMC sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) pour promouvoir l’accès universel aux médicaments.
S’agissant de la dette, ils déclarent vouloir faciliter son financement et son allègement et envisager de mettre sur pied des formules améliorées de restructuration de la dette souveraine.
Le partenariat mondial parle aussi des envois de fonds des migrants. Les Chefs d’État et de gouvernement appellent au renforcement de la coopération entre les pays d’origine des transferts de fonds et les pays destinataires afin de réduire le coût de ces transferts.
Ils concluent leur document final en demandant à l’Assemblée générale de continuer à faire le point, chaque année, des progrès accomplis dans la réalisation des OMD et d’organiser en 2013 une manifestation spéciale consacrée à un bilan de l’action entreprise pour atteindre ces objectifs.
« Le document final montre clairement que vous restez fidèles aux OMD, malgré un environnement international difficile, s’est félicité aujourd’hui Ban Ki-moom qui s’est dit encouragé de voir que de nombreux États Membres ont saisi l’occasion du Sommet pour annoncer un soutien concret. Ban Ki-moon, qui vient de présenter une Stratégie mondiale pour la santé des femmes et des enfants, a invité les délégations à regarder au-delà de l’échéance de 2015 et fait part de son intention d’élaborer un cadre post-2015 pour le travail des Nations Unies.
La Réunion plénière s’est terminée par les résumés des tables rondes organisées parmi les 150 et plus manifestations parallèles.

Source REUTERS

La prise en charge du sida s'améliore "un peu partout" dans le monde, selon des agences de l'ONU

L'accès universel à la prise en charge du VIH-sida est possible dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. C'est le message mis en avant par le rapport annuel conjoint de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), de l'Onusida et de l'Unicef, publié mardi 28 septembre. Il souligne les "progrès remarquables constatés en Afrique orientale et australe, région la plus durement touchée par le VIH", et y voit "des raisons d'espérer". Les institutions onusiennes constatent cependant que l'objectif de l'accès universel ne sera pas atteint à la date prévue.

En 2006, les Etats membres des Nations unies se sont engagés à atteindre "d'ici à 2010 l'objectif d'un accès universel à la prévention de l'infection à VIH, au traitement ainsi qu'à la prise en charge et au soutien des malades". L'accès universel est défini comme la couverture d'au moins 80 % de la population ayant besoin d'un traitement ou de services (tests de dépistage, prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant).

Ce quatrième rapport annuel dresse un bilan positif à la fin 2009 de l'élargissement de l'accès à la prévention, au traitement et à la prise en charge de l'infection à VIH. "Nous constatons des progrès un peu partout, avec une couverture de 36 % de la population concernée pour les antirétroviraux et de plus de 50 % pour la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant", souligne le docteur Yves Souteyrand, du département VIH-sida de l'OMS. En 2005 et 2008, le pourcentage de mères séropositives recevant un traitement pour empêcher la contamination de leur enfant était respectivement de 15 % et de 45 %. Si elle augmente, la proportion de femmes enceintes bénéficiant d'un test de dépistage de l'infection à VIH reste faible : elle est passée de 7 % en 2005 à 21 % en 2008 et 26 % en 2009.

A la fin 2009, 5,24 millions de personnes recevaient des médicaments antirétroviraux dans les pays à revenu faible ou moyen, soit 1,2 million de plus qu'à la fin 2008. Le taux de couverture est passé de 28 %, à la fin décembre 2008, à 36 %, à la fin 2009, si l'on applique les nouvelles recommandations, formulées en 2009-2010, qui préconisent de démarrer le traitement plus précocement. Un critère qui augmente le nombre de personnes à traiter. Avec les anciens critères, le taux atteindrait 52 % à la fin 2009.

Huit pays – Botswana, Cambodge, Croatie, Cuba, Guyana, Oman, Roumanie et Rwanda – sont parvenus à l'accès universel, tandis que 21 autres s'en approchent avec un taux de couverture allant de 50 % à 80 %. La plus forte augmentation est notée pour l'Afrique subsaharienne avec près d'un million de malades supplémentaires ous traitement, soit une augmentation d'un tiers. Mais, remarque Yves Souteyrand, il existe un décalage entre les progrès supérieurs à la moyenne mondiale observés en Afrique du Sud et de l'Est pour pratiquement l'ensemble des interventions et ceux plus modestes en Afrique de l'Ouest et centrale.

Pour le docteur Souteyrand, ces données illustrent la nécessité de consolider les bénéfices en termes de santé et d'impact sur la mortalité. Et ce, au moment où les financements internationaux pour lutter contre le sida sont plutôt stables alors que le déficit pour couvrir les besoins de traitements antirétroviraux est de 10 milliards d'euros selon l'Onusida.

Source Le Monde

vendredi 22 octobre 2010

AquaFed analyse l’accès à l’eau et à l’assainissement

Aujourd’hui, près de la moitié de la population mondiale vit dans les zones urbaines ; en 2025, ce chiffre dépassera 60%, soit environ 5 milliards de personnes.

Cette croissance de la population citadine est particulièrement importante dans les pays pauvres : entre 1970 et 2000, cette population sera vraisemblablement passée de 635 millions à plus de 2 milliards, soit une augmentation de presque 350 % en 30 ans, alors que dans les pays riches elle ne sera que de 54%.

Dans beaucoup de villes du Tiers Monde, la moitié seulement des besoins en eau potable est satisfaite et il manque dramatiquement d’infrastructures pour évacuer les eaux usées et les eaux de pluie, d’où les inondations et les maladies souvent meurtrières. De plus, la qualité des ressources en eau douce se dégrade çà cause des pollutions industrielles et domestiques. C’est un problème que les pays développés connaissent bien ; ils tentent de le résoudre depuis quelques années déjà, grâce à une technologie de plus en plus sophistiquée dont les pays pauvres ne disposent pas.

Dans ces conditions, et compte tenu de la croissance urbaine à venir ; vivre aujourd’hui dans une ville où l’eau est disponible en quantité suffisante et ne présente aucun danger pour la santé, et où les eaux usées sont évacuées sans risque pour les êtres humains et l’environnement, est une chance et même un luxe.

Partout dans le monde les pouvoirs publics mobilisent des efforts très importants pour améliorer l’accès à l’eau potable, aux toilettes, à la gestion des eaux usées et des eaux pluviales. Les opérateurs, publics et privés, contribuent activement à la mise en oeuvre des politiques publiques d’eau et d’assainissement.

Quand on sait que le 28 juillet 2010 dernier, les Nations Unies ont reconnu l’accès à l’eau potable et à l’assainissement comme un droit humain, et à travers les Objectifs du Millénaire pour le Développement décidés par l’ONU, le monde cherche à développer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement.

Aujourd’hui, les efforts dans ce domaine sont importants et produisent des résultats assez satisfaisants. En effet, des centaines de millions de personnes ont accédé à l’eau potable ou à des services d’assainissement ces dernières décennies, peut on lire dans un communiqué de presse.

Seul petit problème, les nouvelles politiques publiques n’arrivent pas à suivre l’urbanisation rapide de la planète.

C’est dans ce cadre là qu’AquaFed, Fédération Internationale des Opérateurs Privés de Services d’Eau, a décidé de faire une petite analyse pour voir l’évolution des politiques publiques d’eau et d’assainissement.

Selon la fédération, entre 2000 et 2008 la population mondiale s’est accrue de 635 millions de personnes dont 511 millions (80%) vivent en milieu urbain et 124 millions (20%) vivent en milieu rural.

Dans la moitié rurale de la population, là où numériquement les besoins sont les plus élevés, les accès à l’eau et à l’assainissement se sont nettement améliorés dans la dernière décennie. A l’opposé, dans la moitié urbaine de la population, en dépit des centaines de millions de personnes qui ont eu un meilleur accès à l’eau potable ou à l’assainissement, les politiques menées n’ont pas permis d’empêcher la situation d’ensemble de se dégrader, peut on lire dans un communiqué de presse.

AquaFed a comparé les derniers chiffres disponibles (2008) avec ceux de 2000, et a pu observer une nette dégradation.

Explications : dans les villes, grandes moyennes ou petites, sur 8 ans il y a eu une augmentation de 114 millions du nombre de personnes sans accès aux réseaux d’eau potable chez elles ou à proximité immédiate ; 135 millions du nombre de personnes sans accès à des toilettes hygiéniques et privatives (assainissement de base).

« Aujourd’hui les personnes qui, en ville, ne bénéficient pas d’un accès satisfaisant à l’eau potable ou à l’assainissement sont plus nombreuses qu’à la fin du XXème siècle. Dans la moitié urbaine du monde, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement se dégrade. Les efforts actuels de développement de l’accès à l’eau potable et de l’accès à l’assainissement n’arrivent pas à suivre le rythme de l’urbanisation de la planète. Un sursaut est nécessaire pour renverser d’urgence ces tendances inquiétantes », a déclaré Gérard Payen, président d’AquaFed, à la Semaine mondiale de l’Eau de Stockholm.

Source : Actualités news environnement.com

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