mardi 20 octobre 2009

Les pays pauvres supporteront 80% des dégâts du changement climatique

Les pays en développement vont supporter 80% des dégâts occasionnés par le changement climatique alors qu'ils ne sont à l'origine que de 30% des émissions de gaz à effet de serre, a indiqué dimanche la Banque mondiale.
«Les dégâts du changement climatique, dans une proportion d'environ 75 à 80%, seront supportés par les pays en développement alors qu'ils ne contribuent qu'à hauteur d'un tiers des émissions de gaz à effet de serre», a précisé devant la presse à Istanbul l'économiste en chef de la Banque mondiale, Justin Lin.
Marianne Fay, économiste auprès de la Banque mondiale en charge du développement durable, a pour sa part estimé à 300 milliards de dollars par an à partir de 2030 le coût d'adaptation nécessaire au changement climatique.
Pour un réchauffement de la planète de 2° Celsius en 2050, «les coûts de l'adaptation entre 2010 et 2050 seront de 75 à 100 milliards de dollars par an» pour les seuls pays en voie de développement, avait déjà indiqué la Banque mondiale fin septembre.
Une course contre la montre est engagée avant le sommet sur le climat prévu en décembre en Copenhague, censé aboutir à un accord sur les moyens de limiter le réchauffement climatique. Un premier accord avait été conclu à Kyoto (Japon) en décembre 1997, mais il n'a jamais été ratifié par les Etats-Unis.

Source : AFP

samedi 17 octobre 2009

35 milliards de dollars

En 2005, les pays du G8 s’étaient engagés à doubler l’aide publique au développement afin de remplir les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) fixés pour 2015. Mais voilà, entretemps, la crise financière est passée par là. Les bons résultats déjà obtenus – comme le nombre de personnes vivant avec moins de 1,25$ par jour, passé de 1,8 milliard à 1,4 milliard entre 1990 et 2005 - ont toutes les chances de se volatiliser.
Au final, constate un rapport de l’ONU, l’aide totale reste inférieure à la cible de 0,7% du revenu national brut des donateurs qui avait été fixée par les Nations Unies. En 2008, seuls le Danemark, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas et la Suède ont atteint ou dépassé cet objectif. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon ne désespère pas. Pour lui, les objectifs restent "à notre portée, même dans les pays très pauvres", si tant est qu’il y ait une volonté politique forte et un financement adéquat et soutenu...

jeudi 15 octobre 2009

Kenya : les enfants des décharges

Au printemps dernier, la Banque Mondiale avait elle-même tiré la sonnette d’alarme : 700.000 enfants africains pourraient mourir chaque année à cause de la récession mondiale... Mais pour les enfants qui survivent, aucun budget n’est prévu.
Reportage choc diffusé par Arte sur Dandora, la plus grande montagne d’ordures du Kenya. On y verse 2.000 tonnes de déchets par jour et 10.000 personnes y cherchent des restes d’aliments ou d’autres détritus qu’ils pourront vendre pour quelques cents.


REPORTAGE ENFANTS DECHARGES NAIROBI KENYA 2009 1
envoyé par DOCUMENTAIREROOTS. - L'info internationale vidéo.



REPORTAGE ENFANTS DECHARGES NAIROBI KENYA 2009 2
envoyé par DOCUMENTAIREROOTS. - L'info internationale vidéo.

source : dailymotion

mardi 13 octobre 2009

Un bébé sur 10 nait prématurément dans le monde


Basé sur des statistiques de l'OMS, un rapport américain dresse un constat pour le moins alarmant. Chaque année, près de treize millions d'enfants naissent à moins de 37 semaines de grossesse dans le monde. Parmi eux, plus d'un million ne survivront pas.
Plus de 85 % de tous les enfants nés avant-terme naissent en Afrique et en Asie, soit 11 millions de bébé au total. Mais si les pays en développement sont particulièrement affectés par ce problème, les pays occidentaux ne sont pas épargnés : aux Etats-Unis, le nombre de bébés prématurés a augmenté de 36 % depuis 25 ans, précise cette étude.
Un nombre de grossesses plus important chez les femmes de plus de 35 ans et un recours croissant aux techniques de procréation médicalement assistée sont pointés par les auteurs comme étant des explications au nombre croissant de bébé prématurés dans les pays développés. Dans les pays en développement, c'est la malnutrition et le manque de soins qui sont en cause.
"Les naissances avant-terme représentent un énorme problème mondial avec des coûts émotionnels, physiques et financiers très lourds pour les familles, les systèmes de santé et les économies nationales", souligne le Dr Jennifer Howse, présidente de l'organisation caritative américaine "The March of Dimes" qui a produit ce rapport. Ce dernier a été présenté à la quatrième conférence sur les défauts de naissance et les handicaps dans les pays en développement, se tenant cette semaine à New Delhi en Inde.
"Rien qu'aux Etats-Unis, le coût annuel des soins pour les prématurés, et les problèmes de santé dont ils souffrent le plus souvent, atteint les 26 milliards de dollars", souligne-t-elle dans un communiqué. "Si les dirigeants dans le monde souhaitent atteindre les objectifs du Millénaire de l'ONU pour le développement visant entre autres à réduire la mortalité infantile et à améliorer la santé maternelle, la lutte contre les naissances prématurées doit être prioritaire" ajoute-t-elle.

lundi 12 octobre 2009

L’eau, priorité affichée de la Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire a besoin d’un financement de 205 milliards de FCFA (312,7 millions d’euros) pour un programme d`urgence destiné à réduire d’ici 2011 son déficit en eau potable, a-t-on appris auprès de la Société de distribution d’eau de Côte d`Ivoire (Sodeci).
Le district d’Abidjan, qui compte près de cinq millions d’habitants, représente plus de 70% de la production et de la consommation d’eau potable du pays. La capitale économique ivoirienne fait face à un déficit journalier en eau potable de 150.000 m3, dû à la fraude sur les réseaux et au gaspillage dans les administrations et établissements publics.
Le pays a également besoin d’un financement de 440 milliards de FCFA (671,2 M EUR) sur la période 2012-2015 pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), qui visent à réduire de moitié la proportion de la population ivoirienne (40% actuellement) n’ayant pas accès à l’eau potable. 

Ces résultats ont été publiés à l’issue d’"états généraux de l’eau potable en Côte d’Ivoire", la dernière semaine d’août dans la capitale politique Yamoussoukro, auxquels participait le président Laurent Gbagbo. Selon les participants, le déclenchement de la crise politico-militaire en 2002 a mis un coup d’arrêt aux programmes et projets d’eau potable. Mais le vrai problème n’est peut-être pas seulement là : les impayés de l’Etat vis-à-vis de la Sodeci se chiffrent à 52 milliards de Fcfa, et se creusent de 8 milliards tous les mois. Ce qui semble manquer aujourd’hui, c’est avant tout un engagement ferme des dirigeants et en premier lieu du Chef de l’Etat. Celui-ci, lors de ces assises, a négligemment déclaré au sujet du règlement des impayés : «Nous allons nous débrouiller ». Cela rend sceptique…

samedi 10 octobre 2009

Quand mourir de faim est un crime

Juan Carlos González Marcos est devenu le symbole de la répression cubaine et de la crise alimentaire qui secoue le pays. Inconnu il y a encore quelques semaines, ce chômeur de 48 ans, surnommé Panfilo, s’est fait connaître par une vidéo vue plus de 400 000 fois sur YouTube.
Lors d'une émission de télévision, Panfilo s'est immiscé dans le champ de la caméra pour dénoncer le manque de nourriture sur l’île. "On a besoin de bouffe […] On crève de faim", martèle-t-il, passablement éméché.
Dans ce témoignage, Panfilo raconte le difficile quotidien des Cubains et accuse, au passage, le régime en place de ne pas être capable de nourrir son peuple.
Ce message à charge n’a pas échappé au gouvernement cubain, et les sanctions n’ont pas tardé à tomber. Panfilo est détenu dans la prison de haute sécurité de Valle Grande à La Havane, la capitale cubaine. Le 12 août, après deux jours de procès, il a été condamné à deux ans de prison. Son crime : être un "danger pour la société".
Depuis, la Commission cubaine des droits de l’Homme et de la réconciliation nationale a lancé une campagne de sensibilisation en vue d’obtenir la libération de Panfilo. Le message de cette organisation indépendante basée à Cuba : "Dire qu'on a faim ne constitue pas un crime". En quelques semaines, la campagne Jama i libertad (Bouffe et liberté) a pris une véritable ampleur dans le monde entier.
Frappée par un embargo depuis 1962 et trois violents ouragans successifs en 2008, Cuba doit faire face à sa plus grave crise économique depuis la chute du régime soviétique en 1991.
Alors que l’île est dotée d’un des sols les plus fertiles de la région, ses habitants doivent se serrer la ceinture. La Havane peine à importer à hauteur de ses besoins en raison d'un manque de liquidités. Conséquence : les rayons des magasins, déjà peu fournis, sont de moins en moins approvisionnés.
Depuis juin, les Cubains sont également soumis à des mesures d’économie drastiques. Le carburant et l'électricité sont rationnés dans les entreprises d'Etat. Les climatiseurs sont coupés, des entreprises suspendent leurs activités, des fonctionnaires réduisent leur temps de travail… Et les bœufs remplacent les tracteurs dans les champs agricoles.
L’absence de matières première ne sont pas sans effet sur le quotidien des Cubains, qui doivent apprendre à faire face aux pénuries de yaourts et de papier toilettes.
Pour remédier à cette dépendance alimentaire, le chef de l’État, Raul Castro, mise sur l'augmentation de la production agricole, à savoir la répartition des terres en friche aux petits producteurs. Pour l'heure, seuls 39 % de terres en friche appartenant à l’Etat (1,5 million d’hectares) ont été octroyés.


Source : youtube

vendredi 9 octobre 2009

22 millions de dollars pour l’éducation à Haïti

La Banque mondiale (BM) a annoncé qu'elle allait accorder une enveloppe de 22 millions de dollars à Haïti afin d'améliorer le sort des écoliers du pays le plus pauvre du continent américain.
Ce don permettra, selon l'organisme international basé à Washington, à au moins 135.000 enfants d'avoir accès à l'école primaire pendant une année supplémentaire. Les fonds permettront également d'améliorer les résultats de 40.000 écoliers, indique la BM dans un communiqué. Une partie de la somme doit aussi être affectée à l'acquisition de nouvelles fournitures scolaires.
Ce don émane du projet "Education pour tous" lancé par la Banque mondiale il y a sept ans qui, selon ses concepteurs, a vocation à permettre aux enfants des pays en développement de sortir du système scolaire en ayant au moins terminé l'école primaire. Selon les derniers chiffres de l'UNICEF publiés il y a deux ans, à peine un enfant haïtien sur deux est scolarisé dans le primaire.
En plus des 1,2 milliard de dollars d’allègement de dette approuvée le 30 juin 2009, la Banque mondiale a accordé au total près de 300 millions de dollars d’aide à Haïti depuis 2005.

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