mercredi 3 juin 2009

Des ordinateurs sauveront-ils la Terre?


C’est la conviction des 300 000 jeunes ingénieurs qui, dans le monde, ont cogité pour Microsoft dans le cadre de l’Imagine Cup sur les Objectifs du Millénaire. Microsoft, le géant du logiciel, a décidé d’y consacrer la 7ème édition de l’Imagine Cup 2009, compétition annuelle réservée aux étudiants en nouvelles technologies.

La France vient de désigner ses vainqueurs - sur un total de 13 000 participants : ceux-ci iront affronter les autres pays en finale mondiale au Caire (Egypte) en juillet prochain. Dans un monde vieillissant, c’est le projet Help’Aged de Supinfo qui a réuni tous les suffrages dans la catégorie "Conception de logiciel. Il s’agit d’un logiciel de "service à la personne" qui comporte des outils de stimulation de la mémoire afin de prévenir des pathologies de type Alzheimer, mais aussi un réseau social de type Facebook qui permettra aux personnes âgées de garder le lien avec des proches éloignés géographiquement… Palme d’argent à l’Ecole Francaise d’Electronique et d’Informatique qui s’est, elle penchée sur les causes de surmortalité des abeilles. Aidé par des chercheurs de l’Inria, du CNRS et par l’association des apiculteurs d’Ile-France, les jeunes étudiants ont conçu une plateforme internet qui recensera une myriade d’infos indispensables aux professionnels à bien positionner leurs ruches : présence d’un terrain avec des plants d’OGM, détail des pesticides utilisés aux alentours, proximité avec des forêts, des lacs, des haies… En outre, le projet Besafe prévoit l’installation de capteurs sur et dans les ruches afin d’alerter l’apiculteur en cas d’anomalies : problèmes de luminosité, d’humidité, chute de poids....

Chacun de ces projets répond à la volonté de Microsoft « d'imaginer un monde où la technologie aide à répondre aux enjeux les plus cruciaux de notre société ». Un propos que n'a pas manqué de rappeler Éric Boustouller, le président de Micosoft France. Après une introduction vidéo sur fond de musique orientale (la finale mondiale aura lieu en Égypte le 4 juillet), il a rappelé l'implication du groupe américain dans la santé et l'action sociale. Les membres du jury, issus de l'Agence Nouvelle des Solidarités actives, de Ashoka (entrepreneuriat Social) et du Groupe SOS ont ensuite « célébrer la jeunesse » et encouragé « l'imagination au pouvoir », avant de remettre les prix. On peut toutefois regretter que le lien avec les OMD dans les belles innovations des primes français soit un peu lointain…

Au rythme actuel, les OMD concernant la santé seront atteints… en 2165

L’OMS vient de publier un rapport affirmant que les défis que représentent des systèmes de santé fragiles, la transition épidémiologique et les nouvelles menaces pour la santé deviendront de plus en plus cruciaux.

D'une manière générale, la proportion des enfants âgés de moins de cinq ans souffrant de dénutrition (selon les normes OMS de croissance de l'enfant) a diminué pour passer de 27 % en 1990 à 20 % en 2005. Toutefois, les progrès ont été irréguliers et le nombre des enfants présentant une insuffisance pondérale est estimé à 112 millions. La dénutrition est une cause sous-jacente de plus d'un tiers des décès chez l'enfant. En 2007, le nombre des décès d'enfants était de 9 millions, soit nettement inférieur aux 12,5 millions enregistrés en 1990, avec une baisse de 27 % du taux de mortalité chez les moins de cinq ans au cours de cette période, lequel se situe à 67 pour 1000 naissances vivantes en 2007. Réduire la mortalité infantile dépend de plus en plus fréquemment de la capacité à combattre la mortalité néonatale ; à l'échelle mondiale, 37 % des décès d'enfants âgés de moins de cinq ans surviennent au cours du premier mois de vie, et pour la plupart au cours de la première semaine. Les pays où les progrès sont les moindres sont généralement ceux qui sont touchés par des niveaux élevés de VIH/sida, en proie à de graves difficultés économiques ou à des conflits.

Les progrès obtenus dans la réduction de la mortalité infantile peuvent en grande partie être attribués à l'augmentation de la couverture vaccinale, à l'utilisation des sels de réhydratation par voie orale lors d'épisodes de diarrhée, à l'utilisation des moustiquaires imprégnées d'insecticide, à l'accès aux traitements par associations médicamenteuses comportant de l'artémisinine et aux efforts visant à supprimer l'infection à Haemophilus influenzae type b, ainsi qu'à la réduction de la morbidité consécutive à l'amélioration de l'approvisionnement en eau et des moyens d'assainissement. Toutefois, parce que la disponibilité et l'utilisation des interventions qui ont fait leurs preuves restent faibles au niveau communautaire, la pneumonie et la diarrhée continuent à tuer 3,8 millions d'enfants âgés de moins de cinq ans chaque année.

S’agissant de l’autre population fragile, les femmes, ce sont chaque année près de 536 000 d’entre elles qui meurent de complications au cours de la grossesse ou de l'accouchement, dont 99 % dans les pays en développement. Le taux mondial de mortalité maternelle qui était de 400 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes en 2005 a à peine changé depuis 1990. La plupart de ces décès surviennent dans la Région africaine, où le taux de mortalité maternelle est de 900 pour 100 000 naissances vivantes, sans qu'aucune amélioration n'ait pu être constatée entre 1990 et 2005.

Pour réussir à faire reculer la mortalité et la morbidité maternelles, il faut des services de santé maternelle et génésique de bonne qualité qui soient davantage accessibles et mieux utilisés. La proportion de femmes enceintes qui, dans le monde en développement, ont bénéficié d'au moins une visite prénatale a légèrement progressé pour passer d'à peine plus de la moitié de ces femmes au début des années 1990 à près des trois quarts d'entre elles une décennie plus tard. Au cours de la période 2000-2006, 65 % des naissances dans le monde avaient lieu en présence de personnel de santé qualifié, soit 4 % de plus qu'au cours des années 1990-1999.

A l'échelle mondiale, le taux de prévalence de la contraception a progressé pour passer de 59 % en 1990-1995 à 63 % au cours de la période 2000-2006. Néanmoins, dans certaines Régions, il reste très difficile de mieux répondre à la demande de planification familiale qui est considérable et de faire baisser les taux élevés de fécondité des adolescentes. Il y a eu, dans le monde, 48 naissances pour 1000 femmes âgées de 15 à 19 ans en 2006, soit une légère baisse par rapport aux 51 pour 1000 de l'année 2000.

La pandémie la plus grave à l’heure actuelle n’est pas la grippe A, mais le paludisme. En 2006, on estimait à 3,3 milliards le nombre des personnes menacées par le paludisme. Parmi celles-ci, près de 1,2 milliard se situaient dans la catégorie à haut risque (car vivant dans des régions où l'on constate plus d'un cas de paludisme pour 1000 habitants par année). Bien qu'il soit encore trop tôt pour enregistrer les changements mondiaux en termes d'impact, 27 pays (dont 5 en Afrique) ont constaté une réduction des cas notifiés de la maladie et/ou de décès résultant du paludisme atteignant 50 % entre 1990 et 2006. La portée des interventions visant à la prévention et au traitement du paludisme s'est élargie. Il y a eu une nette augmentation de la production et de l'utilisation des moustiquaires imprégnées d'insecticide, bien que les cibles mondiales ne soient pas encore été atteintes. En juin 2008, l'ensemble des pays et territoires où la charge de mortalité est élevée, à l'exception de quatre d'entre eux, avaient adopté le traitement par association médicamenteuse comportant de l'artémisinine en tant que traitement de première intention pour le paludisme à falciparum, et l'utilisation de ce traitement par association médicamenteuse est transposée à une plus grande échelle.

En conclusion, si des progrès peuvent être constatés pour certains OMD, ceux directement liés à la santé sont en revanche loin d’être atteints. Les niveaux de mortalité infantile, de mortalité maternelle et de prévalence du sida demeurent alarmants dans certaines régions, en particulier en Afrique sub-saharienne, au point que dans le clip ci-dessous, on affirme que ces objectifs ne pourront être atteints, si l’on en reste au rythme actuel, qu’en 2165.


mardi 2 juin 2009

Video de présentation des OMD

Parfois il faut rappeler basiquement ce que sont les Objectifs du Millénaire, dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils n’obsèdent pas les journaux télévisés français…d’où l’intérêt de cette video récapitulative à faire circuler largement ! Malgré des images parfois un peu complaisantes, elle a le mérite de bien montrer l’articulation des Objectifs du Millénaire les uns aux autres, et en particulier, l’accès à l’eau dans la mesure où il détermine de près ou de loin tous les autres !


Dans un autre registre, signalons "8", un long métrage composé de huit histoires courtes qui illustrent les huit Objectifs du Millénaire pour le Développment (OMD), qui a été présenté au sommet de Montréal en mars et sur lequel nous reviendrons dans un prochain post.

lundi 1 juin 2009

L'Allemagne offre 13 millions de dollars pour soutenir les programmes de relance économique du Zimbabwe

Selon une information rapportée par l’agence Xinhua, l'Allemagne a promis d'offrir de 10 millions d'euros (13 millions de dollars) pour soutenir les programmes de relance économique du Zimbabwe, dont la réforme de sa banque de réserve, a rapporté lundi la presse zimbabwéenne.

L'Allemagne a rejoint ainsi une liste croissante des pays et des donateurs multilatéraux qui ont augmenté leur aide financière au Zimbabwe pour l'aider à reconstruire son économie dévastée, selon la même source.

M. Ingolf Dietriche, un responsable du ministère allemand de la Coopération et du Développement économique, a déclaré lors d'une conférence de presse à Hararre que 6,5 millions de dollars seront utilisés pour soutenir les programmes d'assainissement et de l'eau, 2,6 millions de dollars pour le renforcement du rôle de la société civile et le reste pour financer le processus constitutionnel, la création d'une banque de données et la réforme de la banque de réserve.

Il a dit que l'Allemagne soutiendra également le secteur agricole zimbabwéen en lui fournissant des semences et de l'engrais.

vendredi 29 mai 2009

OIE: le changement climatique a un impact important sur l'émergence des maladies animales

Le changement climatique a un impact important sur l'émergence et la réémergence des maladies animales, a averti l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) lors de sa 77e Assemblée générale, qui se tient du 24 au 29 mai.
"De plus en plus de pays attribuent au changement climatique l'apparition d'au moins une maladie émergente ou réémergente, sévissant ou ayant sévi sur leur territoire. C'est une réalité que nous ne pouvons pas ignorer et qui nous impose d'aider les services vétérinaires du monde entier à se doter de structures conformes aux normes internationales de bonne gouvernance pour y faire face", a expliqué Bernard Vallat, directeur général de l'OIE.
L'OIE a sorti récemment une étude intitulée "Conséquences des changements climatiques et des modifications de l'environnement sur les maladies animales émergentes et ré-émergentes et sur la production animale", dans laquelle Peter Black, rapporteur australien, a appelé à une nouvelle approche pour prévenir ces dangers.
Selon l'OIE, 126 des pays et régions membres de l'organisation ont participé à cette étude, dont 71% se sont déclarés " extrêmement inquiets" quant à l'impact attendu du changement climatique sur les maladies animales émergentes et ré-émergentes. 58% d'entre eux ont identifié l'apparition récente d'au moins une maladie émergente ou ré-émergente sur leur territoire comme étant directement liée au changement climatique.
Par conséquent, les membres ont mandaté l'OIE pour prendre en charge cette problématique en utilisant ses capacités scientifiques et ses réseaux notamment aux niveaux global, régional et sous-régional. Ils ont notamment préconisé des actions nouvelles au niveau de la recherche, du renforcement des capacités nationales dans les systèmes sanitaires publics et privés et au niveau de la communication pour prévenir ou réduire les effets du changement climatique sur la production animale et sur les maladies, y compris celles transmissibles à l'homme, a indiqué l'OIE dans un communiqué.

source : Xinhua

mercredi 20 mai 2009

Campagne de mobilisation de l’ONG Aide et Action pour l’alphabétisation

Selon un rapport mondial de suivi de l’Unesco publié en 2008, environ 774 millions de personnes dans le monde dont 64 % de femmes seraient encore analphabètes, soit la totalité des habitants de l’Europe et de l’Amérique du Nord.

La Campagne Mondiale pour l’Education (CME) se focalise cette année sur l’alphabétisation : des projets comme les bibliothèques scolaires et l’éducation préscolaire sont pris en charge. Au-delà de ce programme, il s’agit de se mobiliser pour sensibiliser les populations aux questions de santé, en particulier celle du VIH/Sida et à d’autres sujets : développement de la citoyenneté, protection de l’environnement, égalité des sexes…

L’alphabétisation n’est donc « plus une fin en soi, mais une opportunité pour changer les mentalités et les comportements ».

mardi 19 mai 2009

Les pays riches devraient encourager les efforts de la Chine contre le changement climatique

Des experts sur le changement climatique ont demandé mercredi 13 mai à Bruxelles aux pays développés d'encourager le mouvement positif de la Chine face au changement climatique.

Nicolas Stern, économiste et l'un des principaux experts sur le changement climatique de la Grande-Bretagne, a déclaré que les efforts intensifiés par la Chine pour faire face au changement climatique au cours de ces dernières années étaient remarquables.

"Le mouvement en Chine est très clair et fort", a-t-il déclaré lors d'un point de presse après une rencontre avec le président de la Commission européenne (CE) Jose Manuel Barroso.

"Nous, en tant que le monde riche, a le devoir et l'intérêt d'aider à rendre ce mouvement encore plus fort", a-t-il dit.

Il a dit que les dirigeants chinois font une analyse approfondie de ce qui doit être fait. La stratégie énergétique de la Chine dans le 12ème plan quinquennal qui commencera en 2011 se réfère explicitement à des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, a-t-il dit. Il y avait des discussions en Chine que ses émissions atteindraient le pic d'ici 2020.

M. Stern a déclaré que le monde développé devrait aider la Chine non seulement sur le changement climatique, mais aussi sur la réduction de la pauvreté, et aider à soutenir la croissance économique en Chine. En particulier, les pays riches doivent partager la technologie avec la Chine.

Rajendra Kumar Pachauri, président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a dit la Chine est consciente et préoccupée par la sécurité énergétique et les impacts du changement climatique sur l'environnement.

Il a dit que la Chine est convaincue que la réduction des émissions a des avantages. Mais il a dit que le monde développé doit prendre le leadership dans la lutte contre le changement climatique.

"En prenant le leadership, vous trouverez que certains des marchés émergents font ce qui est possible de leur part, a-t-il dit au même point de presse.

Les deux experts sont également encouragés par les mouvements positifs dans les Etats-Unis. M. Pachuari a prédit que "des efforts concrets" des Etats-Unis lors de la conférence mondiale sur le changement climatique en décembre à Copenhague feraient partie des efforts de la communauté mondiale, si ils ne sont pas le leadership.

M. Stern a déclaré les Etats-Unis et l'Australie ont fait beaucoup bien qu'ils aient encore une distance avec les engagements de l'Union européenne (UE). Il a dit que le leadership de l'UE sur le changement climatique est essentiel. "Il est vital que l'UE continue ce leadership", a-t-il souligné.

Si le leadership de l'UE devient fragile, les répercussions seront très importantes, a-t-il enfin averti.


Source : Agence Xinhua

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