La situation du Mali est dramatique concernant l’accès à l’eau, clé de voûte des OMD. 30% de la population n’ont pas accès à l’eau potable et le pourcentage de personnes ne disposant pas de système adéquat d’assainissement est estimé à plus de 70% de la population.
Ce n’est pourtant pas l’eau qui manque. En fait, c’est sa gestion qui pose problème : manque de transparence, d’efficacité des services publics… Un nouveau projet prend en charge cet aspect de la question. Baptisé « Programme d’appui à la gouvernance et la transparence de l’eau », le projet a officiellement entamé ses activités début juin.
La cérémonie de lancement était présidée par le ministre de l’Energie et de l’Eau, Mamadou Diarra. Le président du Comité de régulation de l’eau et de l’électricité (CREE), Moctar Touré, était présent ainsi que la présidente de la Coalition pour l’accès a l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement (CAEPHA), Mme Coulibaly Salimata Diarra, et un représentant de la Coalition nationale pour la campagne internationale de l’eau potable et de l’assainissement, Dounantié Dao.
La présidente de la CAEPHA a souligné l’importance des partenariats internationaux dans le domaine de l’eau. Parmi ces partenaires, elle a distingué le DFID, une ONG anglaise chargée de promouvoir le développement et de contribuer à réduire la pauvreté dans le monde, et Water-Aid, une autre ONG œuvrant pour l’accès à l’eau potable.
Le partenariat avec le DFID (Department For International Development), et avec Water-Aid, a permis d’élaborer un programme quinquennal financé à hauteur de 320 millions Fcfa pour l’eau et l’assainissement au Mali. Le représentant de la coalition nationale pour la campagne international de l’eau potable et l’assainissement (CN-CIEPA) a toutefois insisté sur l’insuffisance des fonds alloués au Mali, comme souvent en Afrique, pour la gestion des ressources en eau.
mardi 7 juillet 2009
Lancement d’un programme d’accès à l’eau au Mali
lundi 6 juillet 2009
L’Algérie "est en voie de réaliser les objectifs du millénaire
L’Algérie "est en voie de réaliser les objectifs du millénaire" (ONU-OMD) en matière de développement humain, a déclaré hier, à Oran la représentante du PNUD, Mme Ayshanie Medagangoda-labe. La représentante du PNUD, a souligné que "l'Algérie a relevé, à travers le rapport du CNES, trois défis : La désagrégation de l'indice de développement, le délai et la mise à jour des données". Pour elle, l'Algérie, qui "vit une croissance économique et un développement intenses, est en bonne voie pour la réalisation des objectifs du millénaire", fixés par l’organisation onusienne.
Les indices de l’espérance de vie, qui avec un seuil de 78 ans rapproche l’Algérie des pays développés, semblent confirmer ces propos - cette performance est inégalée en Afrique et dans les pays du Moyen-Orient.
OMD : Le Sénégal priorise l'assainissement
Les pouvoirs publics doivent faire de l’assainissement une priorité, pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) en 2015, a estimé mardi à Dakar le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS).
‘’Durant ces trois dernières années, la recherche a conforté notre option de faire de l’assainissement un outil principal pour l’atteinte des OMD’’ en milieu urbain, a affirmé Amadou Dieng.
Le directeur général de l’ONAS prenait part à l’ouverture d’un symposium sur la gestion des boues et vidanges. Cette rencontre de deux jours est organisée par l’ONAS et l’Institut fédéral suisse de recherche sur l’eau.
Cette recherche est partie d’un constat selon lequel ‘’la gestion des boues de vidanges relève plus du secteur de l’informel, qu’il n’y avait ni structure, ni compétence. C’est pourquoi l’ONAS s’est engagé à trouver des technologies adaptées au traitement des boues de vidange en s’appuyant sur la compétence avérée des experts du Programme eau et assainissement dans les pays en développement SANDEC’’, a expliqué Amadou Dieng.
Il a soutenu que ’’ces recherches ont permis d’obtenir d’importants résultats qui ont permis d’optimiser les installations techniques. Et maintenant nous sommes en mesure d’évaluer le système d’assainissement et de rendement de la gestion des boues de vidange’’.
Dans cette optique, a-t-il expliqué, ‘’le pays a déployé dans les quartiers périphériques de Dakar un important volet d’assainissement autonome complété par le programme Eau potable et assainissement financé par les bailleurs de fonds’’.
Amadou Dieng a fait savoir que pour ‘’rendre cohérente’’ la solution de l’assainissement, l’Etat du Sénégal a réalisé trois stations de traitement des boues de vidange à Cambérène, à Rufisque et dans les Niayes.
Ce problème des boues de vidange concerne près de 92% de la population sénégalaise.
Par ailleurs, M. Dieng a noté que pour pouvoir rentabiliser ce secteur, ‘’il faudra passer de 100 francs à 137 francs le mètre cube’’ et l’ONAD préconise de mettre sur pied ‘’une structure dédiée à la recherche développement’’.
‘’Le traitement des boues de vidange pose un certain nombre de problèmes au regard de la santé publique et au regard de l’évolution du secteur de l’assainissement. On ne peut pas se permettre de rester dans le système classique de gestion‘’, a dit Ibrahima Diallo, directeur de cabinet du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, de l’Hydraulique et de l’Assainissement.
Il a ajouté que ‘’c’est pour cette raison que l’ONAS a initié un système de recherche en partenariat avec la Banque mondiale, avec les institutions’’ et que ‘’cette recherche très avancée va donner des résultats qui lui permettront de jouer pleinement son rôle d’assainissement’’.
‘’Pour répondre aux préoccupations de l’ONAS, nous avons financé, à travers la Fondation Velus, ce projet de partenariat basé sur les capacités nationales et développer des technologies’’, a expliqué Doulaye Koné, chef du programme Eau et assainissement dans les pays en développement (SANDEC).
M. Koné a noté que ’’ces études ont produit des résultats inédits basés sur les conditions typiques de l’Afrique de l’Ouest’’, relevant à cet effet, que le Sénégal ‘’est devenu une référence dans le domaine du traitement des boues de vidange, le centre d’expertise s’est déplacé progressivement vers le Sénégal’’.
samedi 4 juillet 2009
De l’eau potable pour les zones rurales du Bangladesh
Un an après avoir créé une filiale commune, Grameen-Veolia Water Ltd, Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix 2006 et fondateur de la banque de microcrédit Grameen Bank, et Antoine Frérot, Directeur Général de Veolia Eau, ont participé le 24 juin , à Goalmari, à la mise en service de la première unité d’eau potable destinée aux populations des villages des zones rurales isolées du Bangladesh.
Dans ce village situé à une centaine de kilomètres de Dhaka, la capitale du pays, cette usine va permettre d’alimenter à terme 40.000 habitants en eau potable. Elle produit une eau conforme aux normes de l’Organisation Mondiale de la Santé via le traitement des eaux du fleuve qui borde Goalmari. La distribution est assurée par un système de réservoirs de stockage, de bornes fontaines et de livraisons pour les zones les plus éloignées.
Dans cette région du monde où la quasi-totalité des nappes phréatiques est contaminée à l’arsenic, dans des proportions souvent dangereuses pour la santé, la construction de cette usine sera suivie par celle de quatre autres unités de production et de traitement d’eau potable, qui permettront à termes de desservir environ 100.000 habitants des villages du centre et du sud Bangladesh.
Détenue à parité par Grameen Healthcare, filiale de Grameen Bank pour l’hygiène et la santé, et Veolia Water AMI, filiale de Veolia Eau pour l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Inde (avec IFC et PROPARCO en tant qu’actionnaires) Grameen-Veolia Water Ltd bénéficie de l’expertise technique de Veolia Eau et du transfert de son savoir-faire auprès des équipes Bangladeshis recrutées localement. Elle s’appuie sur le réseau des correspondants de la Grameen (les « Grameen ladies ») auprès des populations rurales du pays.
Dans le cadre de ce projet pilote, qui repose sur le principe économique du « social business », l’eau potable est vendue aux habitants 0,2 centimes d’euro le litre, soit 100 fois moins que l’eau en bouteille disponible localement. L’intégralité des bénéfices qui pourraient être générés devant être réinjectés pour permettre le développement dans le pays d’autres projets liés au domaine de l’eau.
Pour Muhammad Yunus, « cette inauguration est la preuve que l’économie peut s’adapter aux besoins des pauvres tout en répondant à leurs besoins fondamentaux comme l’accès à une eau saine et potable malgré leurs faibles moyens financiers».
Quant à Antoine Frérot, il estime que « avec ce service essentiel à la santé et au développement, Veolia Eau expérimente un modèle socio-économique innovant. Le succès de cette expérience devrait ouvrir de nouvelles voies pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement qui prévoient de réduire de moitié le nombre de personnes privées d’accès à l’eau et à l’assainissement d’ici 2015 ».
Birmanie : un an après le cyclone
Le 2 Mai 2008, le cyclone Nargis s’abat sur le delta de l’Irrawady au sud de la Birmanie. D’une puissance exceptionnelle, il provoque un véritable raz de marée submergeant tout le delta. Par endroits, l’eau monte de 4,50 mètres en quelques heures.
Prises par un amateur, des images révèlent l'ampleur de la catastrophe au monde entier. Elles montrent des corps par centaines, victimes écrasées dans leur maison ou qui, pour la plupart, sont mortes noyées aux confins du delta entre terre et mer.
Le bilan est officiellement de 150 000 victimes et près de deux millions de sans-abri. Début mai, les autorités birmanes refusent d'abord l'accès des étrangers aux zones sinistrées avant de céder face à l’ampleur de la catastrophe, toutes les grandes ONG peuvent intervenir mais les journalistes, eux, sont strictement interdits dans la zone.
Novembre 2008. Munis d'une autorisation spéciale, nous pénétrons dans le delta. Notre tournage nous mènera vers les régions du sud, les plus isolées. Là, le cyclone a fait des ravages dont chaque village porte encore les traces. Sur place, les ONG tentent de soigner les rescapés, de dissoudre les images épouvantables qui sont restées dans les mémoires de chaque villageois.
Les rives du delta sont par endroit encore jonchées d’ossements humains, les rizières sont pleines de sel apporté par le cyclone et désormais incultes. Nous arrivons dans certains petits villages où les trois quarts des habitants ont péri, pour la première fois ils voient des occidentaux.
Les retombées humaines, sociales et économiques du cyclone Nargis sont de fait catastrophiques. Le delta était le grenier à riz et le vivier du pays. Aujourd'hui, l'argent et les bras manquent !
Fin mai 2009, l’aide et les ONG étrangères ont quitté le delta. Le travail de reconstruction est pourtant loin d’être terminé.
Un an après le cyclone en Birmanie durée : 26 mn
Un reportage de Régis Michel et Léo Scomorovschi
Une production Pacifico Island Productions
mercredi 1 juillet 2009
Rappeler les pays riches à leurs responsabilités
L'appel de Mme Lagarde rejoint celui lancé la veille par Ban Ki-Moon, qui, dans une lettre envoyée au G8 et au G20, a insisté sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). A moins d'un an de l'année 2010, l'aide annuelle à l'Afrique reste au moins à 20 milliards de déficit par rapport aux objectifs fixés au sommet du G8 de Gleaneagles, a-t-il déploré.
Ban Ki-Moon a donc appelé à "passer un nouveau Rubicon, vers un futur audacieux où les demi-mesures et les engagements non respectés sont une chose du passé".
Par ailleurs, lors du sommet organisé mercredi 24 juin par l'Assemblée générale de l'ONU sur la crise économique mondiale, le secrétaire général a indiqué que dans la perspective d'un sommet du G-20, qui aura lieu à Rome dans un mois, il avait envoyé une lettre aux dirigeants des grandes puissances pour leur demander de traduire leurs bonnes intentions en actes, et ce par le biais de mesures spécifiques devant permettre aux plus pauvres de poursuivre la mise en oeuvre des OMD.




